Sauter au contenu
14 décembre 2011

J’ai flanché.

Le samedi 10 décembre, vers 18h34, j’ai flanché.

 

Ça faisait un petit bout que j’y pensais. Ça me préoccupe et j’ai un peu peur.

Je sentais d’ailleurs qu’on voulait me poser la question, mais qu’on n’osait pas. Et ceux qui osaient, lorsqu’ils entendaient la réponse, ne pouvaient retenir leur regard désolé. Sans me le dire, on était triste pour moi. On essayait parfois de me convaincre que c’était mieux ainsi. Je ne sais pas s’ils y croient vraiment, je ne sais pas si j’y crois vraiment.

Je ne compte pas, mais je crois que ça fait 3 ans. J’imagine plein de choses. Le regret, le rejet, la honte, le déni et même la maladie ou la mort. Je suis de tendance dramatique, mais c’est quand même difficile d’en imaginer le contraire. Et si ce n’est pas à la lumière du jour, c’est quelque chose qui se vit intérieurement, secrètement, de façon solitaire. C’est pire!

 

J’ai écrit “I miss you“. On m’a demandée si c’était vrai. J’ai dit oui. En fait, j’ai menti. C’est faux. J’ai peur. Je ne sais pas si j’ai davantage peur du silence que d’une réponse. “This email address no longer exists.” “This person has past away.” “Who are you?”

 

C’est ça que ça me fait l’Asie. Ça me fuck dans la tête man.

 

Pensez-vous qu’elle va me répondre?

 

 

12 décembre 2011

Les curiosités tokyoïtes

Ça faisait 6 ans que je n’étais pas allée au Japon. J’avais aussi oublié à quel point j’aimais Tokyo. Ces dernières années, j’ai vanté Séoul (ben quoi) et j’avais un peu négligé Tokyo, que je trouvais peut-être over ratée? Mea Culpa Tokyo, t’es hot, vraiment hot.

 

C’est grand, c’est propre, c’est  curieusement silencieux, c’est respectueux, c’est noir dans le quartier des affaires mais si coloré à Shibuya et c’est bon bon bon pour la bouche et pour les yeux. Ce que j’aime de l’Asie en général, c’est qu’on trouve de tout. Tout! J’adore ainsi courir les boutiques (ou les 100 yen shop (magasin à une piassssse. Mais ça sonne moins crade quand c’est au Japon)).

 

Tsé le Japon, c’est beaucoup plus que le karaoké (les Japonais que j’ai rencontrés ne savaient même pas qu’ils étaient réputés pour leurs bars à chansons!!!), les geishas et le karaté.

 

D’ailleurs, une brève liste de mes achats:

  • Un vinyle d’un band jazz japonais des années ’70. Ça fesse.
  • Un étui à baguettes
  • Un porte banane
  • Du faux gazon vert pour séparer les aliments dans les boîtes à lunch (typique japonais)
  • Des faux cils
  • Un paquet de cigarette dans une machine sur la rue
  • Une bouteille de saké avec des pandas dessus
  • De la bouffe à chat (que mon frère n’ose pas donner, justement à son chat…)
  • De la gomme à mâcher noire
  • Une Kit Kat au thé vert

 

J’y retourne dans 38 jours exactement. Lors de notre court séjour, on a bien mangé et curieusement mangé. Devinez ce que je vais re-manger ou pas.

  • De l’anguille grillée pour déjeuner
  • Des petits poissons (tête et queue incluses) dans un buffet fancy
  • Du sperme de poisson (mes collègues en ont mangé par inadvertance)
  • Un popsicle bleu dans du saké (miam!)
  • Du tofu mou
  • Un okonomiaki DIY

On est quand même loin des sushis (j’en n’ai même pas mangés!), du boeuf teryaki et des légumes tempuras…

 

Un popsicle dans ton saké?

 

Des foetus de squid. Yark.

 

OKONOMIAKI!

12 décembre 2011

Des photos nippones

5 novembre 2011

Je reprends mon blogue

Je reprends mon blogue. J’ai été silencieuse depuis mon retour de la Thaïlande. J’avais besoin d’un moment de répit, de repos car je suis revenue dans un calme tourbillon, à la croisée des chemins, entre deux mondes, entre deux Manu.

Je reprends mon blogue, parce que je retourne en Asie. J’ai été sélectionnée comme National Leader de la délégation canadienne pour le Ship for World Youth. J’accompagne 10 Canadiens de 18 à 30 ans pour participer à ce programme organisé par le gouvernement du Japon et l’Université des Nations-Unies. Non, ce n’est pas Jeunesse Canada Monde, ni Katimavik. On part 6 semaines sur un bateau de croisière pour échanger avec les 300 jeunes d’autour du monde, participer à des séminaires (environnement, femmes, éducation, média,…), activités culturelles et sportives et visiter l’Inde et le Sri Lanka.

Je ne voulais pas reprendre mon blogue. Mais me voici à l’aéroport, en direction de Vancouver (puis Tokyo) et un fort sentiment a ressurgi. Cette vague de froid et de chaud, je la ressens à chaque fois que je viens à l’aéroport de Montréal. Ce frisson qui s’empare de moi, je l’ai ressenti la première fois en mai 2006. Ma mère biologique était venue 48 heures à Montréal et il était déjà temps de se quitter. On était à l’étage des départs et je me sentais… abandonnée. Une deuxième fois. Ce sentiment qu’on m’arrache de quoi, il revient à la charge chaque fois que je mets les pieds à l’étage des départs. Mais cette fois, c’est moi qui pars.

Je retourne en Asie, au Japon, ce continent avec qui j’entretiens une si belle relation amour-haine. Je serai 3 jours à Vancouver pour rencontrer 2 membres de la délégation canadienne puis je m’envole vers Tokyo afin de rencontrer les autres National Leaders et l’administration japonaise. Ce sera une belle semaine remplie d’aventures et de souvenirs.

Je reprends mon blogue. Un jour j’arrêterai d’aller en Asie et il changera de forme, mais pour l’instant, les aventures de Manu en Asie reprennent le fil! À suivre…

22 juin 2011

Un billet de cinéma comme cadeau de départ.

Puisque mes gentilles Assurances Voyages Visa Desjardins m’ont payée un billet de retour en classes première et affaires, et qu’ils ont tout fait pour moi (booker les billets, la chaise roulante, changer la date de retour), nous avons décidés de profiter de notre dernier week-end à Bangkok.

 

J’avais envie d’aller au cinéma. En Thaïlande, tu dois choisir ton siège en achetant le billet. Il y a aussi généralement des catégories. De normal jusqu’à super deluxe. Et j’avais envie d’essayer, pour une fois, la deluxe! Nous sommes donc allés au Paragon et PY a acheté sans trop savoir quoi, des billets ultra deluxe. Quand chaque billet coûte 700 baht (22$. On se rappelle qu’on est toujours en Thaïlande et que tu peux normalement vivre 3 jours avec 700 baht…) ben tu t’attends à des supers sièges.

 

Mais jamais je n’aurais pu m’attendre à une salle de cinéma comme celle-là. Il y avait environ 30 bancs, tous des lazys boys par deux, avec une petite table, un oreiller et une couverture. Les lazys boys d’en arrière étaient eux entourés de rideau, qui permet une meilleure intimité. À 30 dans une grande salle de cinéma, c’est déjà pas mal intime!

Manu bien confortable au cinéma :)

Bien installée dans mon lazy boy avec mon géant popcorn et ma géante liqueur, j’ai tout de même du me lever aux premières notes de cette fameuse chanson qui démarre avant chaque film. Cette chanson/publicité vante le Roi de la Thaïlande et toutes ses bonnes actions pour le peuple. Par respect, on se lève donc tous et on admire la royauté thaïe.

 

Je vous ai dit qu’en Thaïlande, tous les commerces et chauffeurs de taxi affichent des photos du roi? Que les rues sont bordées de photos géantes du Roi? Qu’à la télé, les nouvelles présentent les bonnes actions quotidiennes du Roi et de la Princesses? Mais oh, je vous ai dit qu’il était interdit de parler contre le Roi? Alors est-ce que les thaïs aiment tant le Roi ou démontrent-ils tant d’amour par obligation?

 

Bref, là j’ai changé de sujet, mais c’est qu’il me fascine ce Roi. Sinon, l’expérience cinéphile était agréable. Merci PY pour les billets de cinéma (et pour les 6 mois et pour tout ceci et pour tout cela).

22 juin 2011

Les derniers jours ont été marchés.

Les derniers jours ont défilés rapidement. Les journées sont parties comme des voleuses, me laissant que quelques heures avec mes amies. Amies au féminin car c’est dans les marchés que nous sommes allées. Je vous ai déjà parlé du Marché Warorot (celui que j’appelais à tort le quartier chinois). J’avais vu les  poules mortes, les rats vivants, les épices et le thé, mais je n’avais pas visitées les kiosques de beauté au 2ème étage.

Tass et moi avons magasiné les faux cils. La tite madame thai était tellement excitée (la vendeuse, pas Tass) qu’elle nous a montré presque tout l’inventaire de son kiosque. Et il y en avait des cossins dans son kiosque. J’ai acheté des faux cils de party, de la colle tellement chimique que ma vue baissera probablement encore après son application, des ciseaux professionnels pour couper les cheveux et j’ai failli clencher pour une crème blanchissante pour la peau, mais… non.

La tite madame thai, dans son élan d’enthousiasme (eh! Des clientes!), je traduis ce qu’elle m’a dit en thaï : « Oh, you beautiful, but nose very big. You need this. » Et là elle sort une pince, comme une pince à cheveux en forme de papillon. Sauf qu’on se l’épingle sur le nez pendant la nuit, pour assurer un nez bien droit et bien étroit au réveil.

Le seul hic, c’est qu’il faut éviter de respirer pendant la nuit (sinon la pince tombe) et qu’au fil de la journée, votre joli nez étroit sera victime d’une malheureuse expansion naturelle. Les lois de la nature sont plus fortes que la pince à nez, que voulez-vous. Peut-être je devrai me tourner vers la chirurgie?

Nose up, pour un joli nez étroit!

Tass essaie le Nose up pour faire plaisir à la tite madame

 

À chaque jour dès la tombée de la nuit, un de mes marchés préférés ouvrent enfin ses portes. Je ne connais pas le nom, mais c’est le marché en face de l’Université de Chiang Mai sur la rue Huay Kaew, juste avant le Zoo (qui est génial en passant). Le marché étudiant rassemble des centaines de kiosques de vêtements, de chaussures et de beauté. Le paradis quoi. Les produits sont tirés de la dernière mode (ou plutôt, de la prochaine) et les prix sont dérisoires.

Les chaussures à 350 baht (environ 10$) sont choses communes et les robes à 500 baht (environ 15$) sont tout simplement magnifiques… sur le support! Car souvent, dès qu’on les essaie, on remarque que la couture n’est pas centrée, que la taille est démesurément trop petite, que la transparence met en valeur vos petites culottes et etc. Ne faites pas comme moi, essayez avant d’acheter. Dans ma paresse et ma sueur, je n’ai rien essayé. Ben des épaulettes cousues sous un chandail blanc, ça parait!

Peu importe, ce marché est très intéressant. Certains présentent même leurs créations (ou leurs copies) et il y en a pour tous les styles. M’enfin, c’est la Thaïlande et le style féminin a tendance à être très féminin. Les froufrous, la dentelle, les volants et le pastel sont les favoris à Chiang Mai.
Ça m’a d’ailleurs frappé cette différence avec Bangkok. La mode à la capitale est beaucoup plus franche et assumée, moins féminine mais plus déterminée, moins volante, plus structurée. Pas d’histoire de shorts carottées avec un t-shirt rayé.

Quand mes jambes se sont mises à trembler et que je n’étais plus capable de délier mes mains, j’ai mis fin à cette belle activité qu’est le magasinage entre filles.

Mes souliers. Les autres sont déjà prêts à partir au Canada

21 juin 2011

Exotiques, les fruits.

Bonjour. Nous sommes des fruits exotiques. Manu connaissait Ramboutan depuis assez longtemps parce qu’il goûte comme le lichi. Manu a découvert Sala en Indonésie parce qu’elle l’a méprise pour une gosse (oui oui, Sala ressemble à une gosse). Manu avait souvent vu Mangosteen sur les cartons de jus, mais jamais elle n’avait osé l’approcher à l’épicerie.

Ce n’est qu’à quelques jours de son départ qu’elle nous a réunis pour une session photo et dégustation. Voici ce qu’ils ont à dire.

Mangosteen | Ramboutan | Sala

 

Mangosteen

Moi c’est Mangosteen. J’ai la couleur d’une prune mais ma peau est plutôt rigide. J’ai un chapeau vert et pour m’ouvrir, on pèse justement sur ma capine pour faire craquer ma pelure. À l’intérieur, je cache ma chair comestible. Elle ressemble à une petite citrouille blanche et gluante. Au milieu il y a un petit noyau. Je goûte un peu surette, un peu sucrée.

Ramboutan

Yo yo yo! Je suis Ramboutan et je suis très cool. Je suis poilu rose et vert et je suis souvent en gang. Ma pelure est difficile à percer alors souvent on prend un ongle ou un couteau pour découvrir ma chair blanche et juteuse. Je suis ben moins gluante que Mangosteen, je suis plus ferme, plus sucrée et mon noyau est plus gros. Plus! Plus! Plus!

PS: Arrêtez donc de me méprendre pour le lichi!

Sala

Mh. Moi c’est Sala. On va aborder le sujet au lieu de garder le malaise: oui, je ressemble à une gosse. J’ai des piquants pour que je m’ouvre, il faut un couteau. Je vais pas vous laisser entre comme ça quand même. À l’intérieur j’ai un fruit protégé par une fine pellicule. Mon fruit s’ouvre en deux et chaque partie a un noyau. Faut comme me gruger et c’est drôle parce que sous mes allures de toff, ben je goûte la pomme verte pétillante. Ah, pis je sens drôle aussi. Faque je suis différent pis si vous voulez me juger parce que vous pensez que Madame la Pêche ou ben Monsieur le Pomelo sont plus cool, ben qu’est-ce que vous voulez que je fasse.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.